Internat

photo Château

L’internat est composé de 4 unités de vie qui accueillent au total 40 jeunes de 6 à 18 ans, il est composé de 2 groupes verticaux nommés « Groupe Château » et « Maison 31 » ainsi que d’un groupe de pré-adolescents, « la maison bleue » et un groupe d’adolescents, le « Pré-Sap ».

Les enfants accueillis en internat sont tous en danger dans leur milieu familial ou d’origine, dangers générateurs de souffrances, même si certaines d’entre elles ne sont pas immédiatement apparentes.

La manifestation de divers symptômes touchant le domaine corporel, social et cognitif témoignent d’une souffrance psychologique.

Ces enfants et jeunes sont en quête de cadre, de sécurité. Leurs familles connaissent souvent une instabilité telle que le positionnement des interdits et des limites n’est pas toujours assuré et que la place de chacun est mal définie. Ces limites, soit vacillantes, soit extrêmement rigides, sont sources d’angoisse.

Il en découle pour ces jeunes un besoin de se confronter à la loi posée par un adulte de façon cohérente, juste et respectueuse, afin de ressentir la sécurité dont tout enfant a besoin pour se construire et pour pouvoir grandir sereinement.

La Maison de l’Enfance est à la fois un lieu de construction ou de reconstruction, et aussi un lieu de rencontre et de stimulation. C’est un espace de socialisation pour les jeunes accueillis, espace dans lequel ils peuvent s’exprimer et se sentir valorisés.

photo PréSap

L’éducatif a donc pour finalité le bien être existentiel d’une part, et l’inscription sociale du jeune, d’autre part. Ces deux objectifs indissociables s’imposent à l’éducateur. En effet, l’énoncé de la loi, des usages, des coutumes et des gestes relève pleinement de l’action éducative. Celle-ci impose un cadre contenant, assigne au jeune des limites dans le temps, dans l’espace, dans son corps, dans la relation à autrui. Tout en étant foncièrement gratifiante et sécurisante, la fonction éducative suscite inévitablement de la frustration, donc du conflit, car elle bride les pulsions pour les socialiser.

Les jeunes accueillis n’ont pas seulement besoin que des adultes les accompagnent dans leur éducation au sens traditionnel du terme (transmission des repères sociaux, intégration de la loi, inscription dans un projet scolaire et professionnel…). Les troubles qu’ils manifestent, les souffrances qu’ils expriment ne renvoient pas seulement à des dimensions éducatives mais aussi à une démarche de prise en charge globale au sens de « prendre soin du jeune », ce qui demeure une priorité. Il s’agit de faire en sorte que le jeune soit accueilli et « soigné » : à savoir, lui offrir des conditions de vie et un environnement sécurisant, être à ses côtés, faire le point avec lui et se soucier de sa santé, lui permettre de pouvoir parler et d’être entendu.

Afin de permettre aux enfants et jeunes de mieux s’inscrire dans la société et d’être au plus proche d’une réalité de vie, la Maison de l’Enfance va mener un projet d’externalisation. Il permettra des unités de vie avec des effectifs moindres, de meilleures conditions d’accueil, un plus grand accès aux dispositifs de droit commun.